Détention arbitraire

Le 22 septembre 2023 Massassa est Interpellé par les agents de la DGRS et garder à vu dans les locaux du B2 ou il subira tortures et interrogatoires.

Écroué sans procès depuis :

 Disparition forcée : Pendant 3 jours aucun membre de sa famille n’avait de ses nouvelles jusqu’ à sa réapparition à son domicile accompagné des agents de la DGRS pour une perquisition avant d’être ramené à nouveaux par les agents de la DGRS plongeant ainsi les siens dans l’inquiétude totale et de ce qu’il adviendra de lui par la suite comme le témoigne cet article de Gabon Media livré par ses enfants

Sa famille, notamment ses enfants se posent la question et veulent une preuve de vie de leur père, l’ancien ministre du Pétrole et du gaz, Vincent de Paul Massassa dont ils n’ont plus jamais de nouvelles depuis son incarcération.

Dans un entretien exclusif à la rédaction de Gabonactu.com, les enfants Massassa ont décidé de rompre le silence. Ils dénoncent « l’arbitraire » et entendent saisir les juridictions internationales et organismes de défense des droits de l’Homme sur le cas de leur père.

La morosité est ambiante et le moral nettement en berne chez les enfants de Vincent de Paul Massassa, dernier ministre du Pétrole d’Ali Bongo Ondimba, déféré à la prison centrale de Libreville depuis le 22 septembre 2023, après trois (3) semaines de détention pour enquête préliminaire à la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM), plus connue sous l’appellation B2.

Les enfants Massassa qui disent n’avoir jamais eu le droit de visites à leur père, ni même ses avocats et son épouse, craignent désormais pour la vie de l’ancien ministre. Ce black-out laisse des interrogations parfois les plus sombres. Est-il toujours en vie ou pas ? S’il est en vie, dans quel état de santé ? Sachant qu’il est hypertendu et diabétique, soumis à un traitement strict et chronique.

Selon des informations insistantes en possession de la famille, l’ancien patron du pétrole et du gaz au Gabon subirait de nombreux sévices physiques et autres tortures morales.

Depuis son incarcération, Vincent De Paul Massassa n’aurait plus jamais été autorisé à recevoir et à consommer de la nourriture venant de sa famille biologique, peinée par cette diététique forcée. Les enfants Massassa déplorent également le silence des avocats.

Ils disent ne même pas être sûrs que leur père est bien incarcéré à « sans famille ». Ils en appellent donc à la diligence des autorités judiciaires et au respect de ses droits comme le prévoit la charte internationale des droits de l’Homme et du citoyen.

La saisine des juridictions internationales et des organismes de défense des droits de l’Homme est une piste de plus en plus explorée par la descendance de l’ancien ministre.  

Interpelé le 2 septembre 2023, Vincent De Paul Massassa est poursuivi pour des faits d’enrichissement illicite, blanchiment et détournement des deniers publics.

Une violation totale de son habeas corpus

En effet depuis son arrestation musclée la Règle de droit qui garantit à une personne arrêtée une présentation rapide devant un juge afin qu’il statue sur la validité de son arrestation n’est pas respecter.  Voilà déjà plus de 26 mois qu’il est maintenu à la prison de Libreville sans qu’il ne soit été jugé alors même que le délai de détention provisoire (mise sous mandat de dépôt) ait été largement dépassé .et que la durée maximale de légale de mise sous mandat de dépôt a été consommée mais aucune avancée sur le cas de M Massassa aucune date de jugement n’a toujours encore été fixé ou encore sa relaxe prononcée par les tribunaux faute de preuve des faits qui lui sont reprochés.

Violation de ses droits familiaux et de son droit de se défendre

Même s’il est privé de liberté, un détenu dispose de droits familiaux (droit de se marier, de voir ses enfants, etc.)

De même que dans le cadre de L’information judiciaire (enquête menée par un juge d’instruction afin de prouver l’existence d’une infraction et d’en déterminer les auteurs.) l’accusé a droit à un avocat pour sa défense ce qui n’a pas toujours été le cas pour M Massassa.

Depuis sa mise sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville il y a sept mois, l’ex-ministre du Pétrole d’Ali Bongo ne recevrait de visite ni de la part de sa famille ni de celle de son avocat. Il serait soumis à un rude traitement au sein de l’établissement carcéral, alors même qu’il traîne une maladie chronique contre laquelle il ne recevrait pas de traitement.

Pour Vincent de Paul Massassa, « Sans-Famille » porterait bien son nom. Depuis son incarcération, les autorités de la prison centrale de Libreville ne laisseraient aucun parent de l’ex-ministre du Pétrole le voir. Son avocat non plus n’aurait pas accès à lui. Ce qui pose à nouveau le problème du déni des droits dont disposent les détenus, quels que soient les crimes dont ils sont soupçonnés. Et pour son cas, on invoque des faits de concussion, de détournement d’argent public et de blanchiment des capitaux, entre autres délits.

Interpellé dans la foulée du coup d’État du 30 août 2023, ce proche d’Ali Bongo a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville le 22 septembre 2023 après un passage au B2 (Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire – DGCISM). Un de ses enfants a confié au site Mondafrique.com que la dernière fois qu’ils ont vu leur père, c’était le jour de la perquisition de sa maison. Il y était revenu accompagné d’agents du Renseignement militaire. Et le jour de la cérémonie de passation de service du 15 septembre, ses proches avaient dû apporter un costume à la demande des militaires. «On l’a vu à la télévision comme tout le monde», raconte l’enfant disant avoir trouvé son père «faible».

Mieux, Vincent de Paul Massassa serait victime d’actes de maltraitance au sein de l’établissement carcéral. Certains témoignages recueillis par nos confrères font état de «traces de sévices» sur son corps, juste après son arrestation il y a sept mois. Ce qui reste à vérifier, tout comme l’état de santé de l’ancien membre du gouvernement déchu que l’on dit «préoccupant». Le prévenu serait atteint d’«une maladie chronique» contre laquelle il ne recevrait pas de traitement en prison.

Arrêté dans la foulée du coup d’État du 30 août 2023, le sort de Vincent de Paul Massassa –  dernier ministre du pétrole d’Ali Bongo – est entouré de mystère.

Deux jours après le coup d’État qui a renversé Ali Bongo le 30 août 2023, Vincent de Paul Massassa, ancien ministre du pétrole, est arrêté. Dans la foulée, cet ancien apparatchik du régime d’Ali Bongo est conduit à la Direction Générale des Contres Ingérences et de la Sécurité Militaire (DGCISM), communément appelée B2, dans le cadre d’une enquête ouverte sur sa gestion du pétrole du Gabon quand il était aux affaires.

Interdit de contact avec ses proches

La seule fois où ses proches l’ont revu de visu, c’est lorsqu’ils est revenu chez lui accompagné d’agents des renseignements militaires pour perquisitionner son domicile. Lors de la passation de service le 15 septembre 2023, un agent des renseignements militaires va demander à la famille de Vincent de Paul Massassa d’apporter un costume-cravate. « On l’a vu à la télévision comme tout le monde (…) à l’écran, il était faible », déclare sa fille sous couvert d’anonymat.

« Il avait des traces de sévices »

À ce jour, Vincent de Paul Massassa n’a jamais pu recevoir de visites ni même être en contact avec son avocat. Malgré les autorisations obtenues par la famille de la part de la justice, l’accès à la prison centrale de Libreville leur a été systématiquement refusé. Selon nos informations, Vincent de Paul Massassa se trouverait bien à la Prison centrale de Libreville et son état de santé serait préoccupant puisqu’atteint d’une maladie chronique, il ne recevrait pas les soins nécessaires.
L’ancien Ministre du pétrole a-t-il été torturé ? Selon des témoignages de personnes qui l’ont vu après son arrestation, Vincent de Paul Massassa « avait des traces de sévices »…

Violation des droits humain

Une fois incarcérer à la prison de Libreville le cauchemar deviendra virale donnant place à des abus de tout genre Des violence physique volontaires et répéter sur la personne de monsieur Massassa et d’autre codétenus sont perpétrées sur les six premiers mois de son arrestation

Pendant des semaines il est soumis à des torture psychologique et physique de tout genre mise en isolement continue sans oublier de traitement dégradant et humiliant     


— Noureddin Bongo Valentin

Source : https://info241.com/noureddin-bongo-valentin-je-me-battrai-pour-prouver-mon,11190

Je n’étais pas le seul à être torturé, à vrai dire nous torturions souvent en groupe. Je me rappelle que Jessye Ella Ekogha avait été tellement frappé à la tête en décembre 2023 qu’il s’évanouissait plusieurs fois par jour pendant des semaines jusqu’à ce que les militaires décident de l’emmener à l’hôpital. Il a été libéré quelques semaines plus tard pour cette raison. Lors de ma nuit au B2 en septembre 2023 j’y ai vu les anciens Ministres Vincent de Paul Massassa et Léon Armel Bounda Balonzi. J’ai vu que Mr Massassa avait été violemment torturé : il était dans un état de choc, complètement traumatisé, sa jambe était très très enflée.

Je les ai revus en novembre 2023 dans le bureau du Capitaine Dimitri Raivire, où Ankama, Engone, Bibang et des militaires de la GR devant moi les ont tabassés, tasés, agraphé leurs oreilles pour leur faire avouer de l’argent qu’ils n’avaient clairement pas. C’est ce même groupe qui a fracturé la main d’Abdul Oceni avec un coup de marteau. Je me rappelle même de cette fois en décembre 2023 lorsque Ankama nous mettait chacun son tour au sol pour se faire foutre avec des tuyaux par les autres (Jessye Ella Ekogha, Mohammed Ali Salioux, Abdul Oceni Ossa, Cyriaque Mvourandjami, Ian Ghislain Ngoulou, Vincent de Paul Massassa, Léon Armel Bounda Balonzi) et si l’on ne s’exécutait pas ce sont les militaires qui nous fouettaient avec des cordes à nœuds.

Ma mère a été étranglée et frappée par Pierre Bibang Bi Nguema devant moi. Je m’attends à ce qu’on leur fasse démentir mes propos en public, mais ce n’est pas grave j’aurais dénoncé ce que j’ai vu de mes propres yeux. C’était uniquement des militaires qui nous torturaient, mais ils enlevaient souvent le treillis pour le faire.